Inondations en Haute Garonne, suite…

Le 18 juin 2013 : La crue de la Garonne a tout balayé sur son passage et pulvérisé les villages !

Les maisons sont détériorées, certaines détruites totalement ou partiellement ! L’eau est rentrée de 40 cm à plus de 2 m au rez-de-chaussée des maisons, jusqu’à parfois plus de 500 mètres de la Garonne.

Le pire c’est la boue, partout dans les champs, dans les maisons, entre 40 et 60 cm de hauteur !

« Ce qui m’a le plus choquée en arrivant, l’odeur et la boue ».

Un « PC Urgences » du Secours Catholique a été installé (du 10/07 au 8/08) à Saint Béat.

Nous étions entre 10 et 20 bénévoles par jour. Certains avaient pris des vacances pour venir aider les habitants à nettoyer la boue. Nous avons fait du « porte à porte » sur le secteur de Saint Béat, Fos, Cierp, Gourdan, Luchon, etc.

Notre temps n’était pas compté pour écouter les personnes, établir la confiance et apporter une aide morale et matérielle.

Certains habitants sont logés dans la famille, chez des amis, dans une cabane au fond du jardin, dans une pièce de leur maison, et ils attendent !

En plus du traumatisme, il y a le stress de ne pas savoir, de ne pas avoir d’avenir immédiat. Les gens sont désespérés, ils sont seuls, oubliés ! Ils ont tout perdu, le mobilier, le linge, parfois la voiture, mais surtout leur identité, leurs photos, leurs souvenirs.

Je pourrais continuer, en vous parlant des commerçants, des artisans, des agriculteurs.

Vous dire l’air scandalisé d’un touriste, cherchant une chocolatine à Saint Béat.

Mais il n’y a plus de boulangerie, plus de pharmacie, plus rien… Le boulanger pleure de désespoir devant son pétrin.

Là, il y a une « belle leçon » : pour aider au nettoyage, la délégation a fait appel aux « accueillis » de l’Ostalada, le centre d’accueil de jour. Ils sont venus, ils ont travaillé comme des « lions » ! Les SDF savent ce que c’est que la boue ! Ils n’ont pas hésité, avec les bottes, les gants, les pelles et les brouettes, quand ils sont partis, certaines maisons étaient « presque » propres, et pour récompense : le sourire d’une « mémé » rentrant chez elle, en chaussure, plus besoin des bottes.

Le boulanger a repris le moral, va-t-il rouvrir ? Le local a changé d’aspect, il n’y a plus de vitrine, plus de porte, plus rien, mais des « hommes » sont passés par là.

Le samedi matin, sur leur lancée, il continuait de nettoyer alors qu’il avait jeté l’éponge en début de semaine.

Ce mois vécu à Saint Béat est inoubliable. J’ai fait de très belles rencontres. J’y retourne en octobre, des indemnisations de l’état n’ont pas été versées, des assureurs n’ont pas rendu leurs rapports, l’hiver approche et il reste certainement de l’aide à apporter et des amis à revoir.

Marie-Hélène

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s