Soeur Suzanne

Sœur Suzanne, fondatrice des Sœurs de la Bonne Nouvelle, a rejoint la maison du Père le 21 janvier dernier à l’âge de 83 ans.

Dès l’âge de 14 ans où elle est appelée à répondre à l’appel intérieur de Jésus : « Veux-tu te laisser aimer par moi », elle n’a cessé de répondre oui. Après ses études de médecine, elle rentre aussitôt chez les Sœurs de l’Assomption pour vivre la vie d’union à Dieu. Suite à une demande de médecin faite par le pape à la congrégation, elle est envoyée en Côte d’Ivoire pour créer le premier centre de prématurés de l’Afrique de l’Ouest.

Après 10 ans de mission et atteinte d’une maladie cardiaque, elle est rapatriée en France. Deux ans plus tard, la médecine ayant fait des progrès, ses supérieures l’envoient à Orléans.

En 1978, elle découvre là le Mouvement ATD Quart Monde, c’est le coup de cœur ! Elle retrouve la joie vécue en Afrique.

Elle crée alors un cabinet médical et a une action de santé avec les familles du Quart Monde d’Orléans.

Interpellée par la phrase de Mr Bouquet, « c’est bien de parler de santé, mais on ne pourrait pas parler de Dieu ?», elle commence le groupe des chrétiens du Quart Monde à Orléans.

Le Père Joseph Wresinski l’interpelle très vite pour fonder une congrégation. Elle répond tout d’abord un non catégorique, mais quelques années plus tard c’est un appel intérieur qui se fait entendre.

Anne Rouquet, volontaire du Mouvement, fut la première à rejoindre sœur Suzanne dès les débuts. En 1986, elles s’installent toutes les deux dans la cité HLM des Izards à Toulouse pour fonder une nouvelle congrégation où les sœurs soient indissolublement « Adoration du Père et Bonne Nouvelle pour les pauvres ».

“L’adoration du Père, c’est suivre Jésus qui est le premier adorateur et qui a toujours fait la Volonté du Père. C’est une Communion d’amour !“ s’exclame Suzanne un jour où on l’interview.

Une vie de prière intense, la proximité avec les plus pauvres et une forte fraternité dans la vie communautaire, telle est la vocation des sœurs de la Bonne Nouvelle qui font signe pour que le plus pauvre recouvre sa dignité d’homme et d’enfant de Dieu.

En partageant avec « les Compagnons » qui les aident la vie de familles éprouvées par la misère, en priant avec elles, en leur donnant la parole, en les écoutant, elles ont découvert des trésors à partager…

Après avoir beaucoup travaillé pour que les familles du Quart Monde soient reconnues et entendues dans le diocèse de Toulouse, ces dernières années sœur Suzanne s’est beaucoup engagée dans Diaconia 2013 en particulier par sa collaboration au Groupe Place et Parole des Pauvres National.

Sa conviction qui se dégageait après tant d’années d’écoute des familles du Quart Monde est qu’elles ont une connaissance de Dieu que n’ont pas les savants et qu’il est impératif pour l’Eglise de s’en nourrir si elle veut être fidèle à Jésus. C’est pour cela qu’elle a interpellé de nombreux théologiens pour travailler à partir de leurs paroles.

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