Synode de la Famille

Vendredi 27 Février, les familles du doyenné étaient invitées à se retrouver pour le Synode des familles.

La réunion s’est passée à Borderouge, à l’école Sainte Germaine, Lire la suite

Publicités

Le Christ reliure

« Pourquoi avoir peur des religions ? » Question posée par un groupe d’élèves dans un lycée catholique où les enseignants ont fait réfléchir leurs classes sur les religions aujourd’hui. Lire la suite

Borderouge

Si vous allez surfer sur Internet vous trouverez : « situé dans le nord de la Ville rose, entre les quartiers populaires de Croix-Daurade et la cité des Izards, le secteur de Borderouge poursuit sa mutation ! Borderouge, c’est une porte d’entrée de Toulouse par la ligne de métro B.

20150222_185921 20150222_184330 Lire la suite

Soeur Suzanne

Sœur Suzanne, fondatrice des Sœurs de la Bonne Nouvelle, a rejoint la maison du Père le 21 janvier dernier à l’âge de 83 ans.

Dès l’âge de 14 ans où elle est appelée à répondre à l’appel intérieur de Jésus : « Veux-tu te laisser aimer par moi », elle n’a cessé de répondre oui. Après ses études de médecine, elle rentre aussitôt chez les Sœurs de l’Assomption pour vivre la vie d’union à Dieu. Lire la suite

Compte rendu de la rencontre des religieuses du doyenné.

Les religieuses du doyenné se sont réunies l’après midi du dimanche 2 mars chez les sœurs des Missions Étrangères. L’idée est née lors d’une rencontre en ville, au moment de Noël, de deux sœurs : « c’est dommage que nous ne prenions pas le temps de nous retrouver entre nous ! ». L’idée fait son chemin, les sœurs des congrégations du doyenné (23 personnes) consultées sont partantes. La date du 2 mars est fixée. Les sœurs de la Bonne Nouvelle des Izards ont une rencontre, retenue de longue date, avec leurs bénévoles ; elles ne pourront se joindre à nous, mais vous trouverez en fin du compte-rendu ce qu’elles nous auraient partagé.

La rencontre commence par le chant « Peuple de Lumière » accompagné à la guitare par Sr Christine. Puis la lecture de l’évangile de Marc (ch 6 verset 7 à 13), nous remet face à la mission que nous devons vivre pour évangéliser.

Chaque communauté va à son tour exprimer ce qu’elle vit.

Sr Thérèse, Petite Sœur de Jésus du Père de Foucault commence : elle vit actuellement à l’EPHAD des Minimes, rue Bobillot, avec Sr Denise qui, à cause d’une bronchite, n’a pas pu être avec nous. Cela fait 15 ans que Thérèse et Denise sont en maison de retraite aux Minimes, après être restées 4 ans au Foyer Logement Gaubert, près de Saint Cyprien. Leur Mission est d’être AVEC les résidents par leur présence et leur amitié, au cours de la journée, mais surtout au moment des repas et en participant parfois aux animations. Les temps de prière pour les résidents et le personnel sont aussi une présence.

Être AVEC et être COMME : « Petit à petit, on s’aperçoit qu’on vieillit. Comme pour les autres résidents : les forces diminuent, la vue baisse, on entend mal, on marche difficilement, la mémoire s’en va énormément. Ce n’est pas facile de vieillir ! Lorsque c’est dur, on peut en parler ensemble et s’encourager. »

Les sœurs des Missions Étrangères de la rue Auguste Granier sont sept sœurs dont 4 françaises et 3 sœurs indiennes.  La doyenne, Sr Marie Clémence, 99 ans, ne perdra rien de notre rencontre. Elle accueille avec plaisir les personnes du quartier qui viennent lui rendre visite : Paix et sérénité dans la vieillesse, c’est sa Mission.

Gisèle rencontre chez elles plusieurs personnes âgées auxquelles elle distribue des revues chrétiennes et elle accompagne quelques unes à l’Église.

Jeanne Marie ayant assuré l’animation de la catéchèse à St Paul connaît beaucoup de monde. Mais grâce à la bibliothèque de rue où elle emprunte des livres, elle a de nouvelles relations amicales avec ceux qui ne fréquentent pas l’Église : souci missionnaire d’aller vers « les frontières ».

Sr. Dolores, jeune sœur indienne, aide Marie Laurence au service de leur institut. Elle reste active à la coopération missionnaire et dans la paroisse

St Paul où elle est à l’E.A.P., dans une équipe liturgique et au MEJ. Avec d’autres personnes, elle projette de rejoindre l’association de quartier des Amidonniers. « Allez vers les périphériques » : c’est le projet missionnaire de leur institut.

Les deux Sœurs indiennes Selvi et Mary Rani vont finir leurs cours de français cette année. Sr Selvi se rendra ensuite à Madagascar pour travailler dans un hôpital diocésain. Elles ont apprécié l’accueil qu’elles ont trouvé dans la paroisse et le quartier.

C’est au tour des filles de la Charité de nous faire partager ce qu’elles vivent dans le quartier des Izards. Sr Marie Vincentest la doyenne, elle est dans le quartier depuis longtemps et avoue qu’il y a du changement. Elle apprécie le soutien scolaire qui lui permet de garder des liens avec les familles. Sr Dominique participe à l’aumônerie des gens du voyage. Elle nous passionne en parlant de la culture de ce monde qui nous est bien souvent étranger. Les années d’ancienneté en proximité avec ces personnes la rendent proche et respectueuse de chacun et de tous. La parole de Dieu doit être exprimée sur le vif. La jeune Sr Danielle travaille à la fois au centre de soins autrefois géré par les religieuses, maintenant tenu par des laïcs. Elle partage son temps depuis décembre à l’aumônerie de l’hôpital Purpan. Pas toujours facile de jongler avec l’emploi du temps ! Ce que les sœurs constatent, c’est que la peur est constante dans ce quartier, et les rapports humains en sont altérés. Elles nous provoquent à porter les intentions de ce quartier, que nous connaissons surtout par les articles des journalistes et peu connu de nous tous. Qu’elles soient au cœur de notre prière et nous leur avons promis.

Les sœurs de la Compassion sont au nombre de quatre et vivent au presbytère des Sept Deniers, lieu de présence et d’accueil. Les gens apprécient que ce soit ouvert à tout moment, temps d’écoute ou d’aide. Sr Amparo fait partie de l’équipe des funérailles. Elle est engagée pour le travail de la Congrégation au centre ville et à la paroisse pour le groupe « Goûter et partage » de même que dans les mouvements. Sr Marie Christine travaille à plein temps comme travailleuse familiale. Elle participe à l’E.A.P. et à la liturgie.

Sr Marguerite et Sr Anne Marie vont visiter les résidents de la Maison de retraite de la Cotonnière. Sr Anne Marie participe au catéchuménat ainsi qu’aux rencontres des parents qui demandent le baptême pour leurs tous petits enfants.

Sr Annie, fille de Jésus de Massac vit dans le quartier des Amidonniers. Elle nous éblouie par son parcours de vie, attentive aux événements auxquels elle a été fidèle. Elle a vécu 19 ans en Centrafrique.

Au retour, elle s’engage comme volontaire avec le Mouvement ATD Quart Monde. Le Père Joseph Wresinski lui confie, avec une équipe, l’animation de la cité d’urgence de St Simon jusqu’à la destruction de cette cité.

Elle a repris ensuite d’autres activités en Provence avec les populations immigrées.

Elle a assuré jusqu’à l’année dernière les permanences au CCFD de Toulouse.

Depuis 2009, elle est au MOUVEMENT POURSUIVRE, issu de la philosophie d’Emmanuel Mounier. Les membres du mouvement réalisent divers ateliers : spiritualité, philosophie, citoyenneté, que l’on choisit selon ses goûts, qui ont lieu une fois par mois.

Elle participe à la formation permanente des religieuses de sa Congrégation à Massac.

Les Petites Sœurs Dominicaines terminent. Elles sont trois et vivent à la Résidence des Sept Deniers, foyer logement, depuis 2 ans et demi. Elles viennent du quartier de Bagatelle où elles continuent de retourner à leurs activités passées. Sr Yvonne au Secours catholique, chaque semaine, rencontre surtout des migrants et reste très attentive au milieu prostitutionnel. Elle accompagne des personnes prostituées au sein du Mouvement du Nid. Sr Bernadette et Sr Marie Henriette vont 2 fois par semaine à l’Arc en ciel des savoirs, un réseau d’échanges réciproques de savoirs. Un exemple : Raba est une marocaine qui vivait en France mais ne savait pas un mot de français. Elle venait de perdre deux fils. Les contacts sont bons. Elle commence à apprendre l’alphabet avec des lettres en bois, puis l’ordinateur. Les conversations qui se font au moment du goûter, temps de convivialité, la font progresser. Après 3 ans, cette dame a pu nous appeler au téléphone pour nous dire qu’elle ne viendrait pas l’après midi. Elle a pour la première fois de sa vie, peint sur carton des tableaux de couleurs vives que nous avons apporté, expression de la culture de son pays d’origine.

Sr Marie Henriette fait partie du Conseil d’administration de plusieurs centres de soins dont les Petites Sœurs Dominicaines ont été à l’origine pour Bagatelle.

Le chant du magnificat en indien est notre prière finale. Puis Bernadette déclame son SLAM sur le carême.

Un délicieux goûter clôture ce partage pendant lequel toutes les langues se délient.

Décision est prise à majorité de faire un compte-rendu pour la feuille du doyenné afin de toucher plus de monde. L’année prochaine est l’année de la vie religieuse, nous continuerons donc nos rencontres.

Les sœurs de la Bonne Nouvelle :

Nous sommes 3 sœurs également aux Izards pour vivre la proximité avec les pauvres. Mais notre mission pastorale concerne les familles du Quart Monde dispersées dans plusieurs quartiers de Toulouse et alentours…

Les familles que nous réunissons sont des familles françaises très exclues y compris de l’Église dans laquelle elles ne se sentent pas à l’aise. Nous essayons d’être un pont entre elles et les communautés chrétiennes.

Dans la pratique, nous réunissons ces familles le 4ème dimanche du mois dans une ancienne ferme à Villariés. C’est une journée d’amitié autour de laquelle on partage autour de la Parole de Dieu mais aussi de leur espérance et de leurs soucis. Nous sommes souvent très touchées par leur foi que nous transmettons grâce à des transcriptions aux autres chrétiens. Ces dernières années nous avons beaucoup travaillé avec des théologiens.

Nous sommes très soutenues dans notre mission par des Compagnons du Quart Monde (laïcs engagés). Certains sont avec nous depuis une quinzaine d’années.

Les religieuses du doyenné des Minimes

La chronique de Vatican II (6)

LA CONSTITUTION GAUDIUM ET SPES                        2ème PARTIE

Dans cette deuxième partie, le Concile aborde à la lumière de l’Evangile et de l’expérience humaine cinq problèmes particulièrement urgents, traités en cinq chapitres. Dans chacun, on part d’une brève analyse des faits, on donne des éléments de jugement et on trace des orientations concrètes.

Le Concile abordait ici une matière difficile, neuve pour des débats conciliaires. Il dut trouver une voie moyenne; voie moyenne entre des affirmations générales et exhortatives et des affirmations trop particulières excédant ses compétences, voie moyenne entre des opinions encore non partagées par tous et la seule répétition de l’enseignement des manuels, voie moyenne entre un style prophétique et un ton trop doctrinaire. Le Concile a bien conscience du caractère trop général de ces orientations. GAUDIUM ET SPES marque davantage un point de départ qu’un point d’arrivée. Elle se veut invitation faite aux fidèles, – et donc à notre doyenné ! – à poursuivre cet effort de discernement à partir des situations que nous vivons aujourd’hui, parmi et avec tous nos proches.

CHAPITRE 1 : DIGNITE DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE

Le Concile veut éclairer et encourager les chrétiens en mettant en lumière certains points de la doctrine de l’Eglise

  • « le mariage chrétien est une communauté profonde de vie et d’amour conjugal dont Dieu lui-même est l’auteur. Il est d’une extrême importance pour la continuité du genre humain, le progrès personnel, la dignité, la stabilité, la paix et la prospérité. »
  •  » en accomplissant leur mission les époux contribuent à la gloire de Dieu« 
  •  » précédés par l’exemple et la prière de leurs parents, les enfants s’ouvriront à des sentiments d’humanité, au chemin du salut et de la sainteté. Ils concourront, à leur manière à la sanctification des parents » (§ 48)
  •  » les actes du mariage vécus de façon vraiment humaine signifient et favorisent le don réciproque des époux » (§49)
  • « Dieu a voulu donner au couple une participation spéciale à son œuvre créatrice (Gen. 1,28); dans le devoir de transmettre la vie et d’être des éducateurs, les époux sont les coopérateurs de l’amour de Dieu » (§50)
  •  » Dieu, maître de la vie a confié aux hommes le ministère de la vie. L’homme doit donc s’en acquitter d’une manière digne de lui. La vie doit être sauvegardée dés sa conception « 
  •  » la famille est le fondement de la société « 

CHAPITRE 2 : L’ESSOR DE LA CULTURE

  •   » dans le monde entier, progresse de plus en plus le sens de l’autonomie comme de la responsabilité. Ceci est de la plus haute importance pour la maturité spirituelle et morale du genre humain « 
  •  » nous sommes les témoins de la naissance d’un nouvel humanisme » (§55)
  •  » goûter les choses de la cité céleste accroît plutôt la gravité de l’obligation pour les chrétiens de travailler avec tous les hommes à la construction d’un monde plus humain« 
  •  » certes, on peut craindre que l’homme se fiant trop aux découvertes actuelles en vienne à penser qu’il se suffit à lui-même. Ces tendances fâcheuses ne doivent pas nous exposer à la tentation de méconnaître ses valeurs positives : fidélité à la vérité dans la recherche scientifique, travail en équipe, sens de la solidarité internationale etc. Dans ces valeurs, l’accueil du message évangélique pourra trouver une sorte de préparation et celui qui est venu pour sauver le monde la fera aboutir« 
  •  » dans son Fils incarné, Dieu parle selon des types de culture propres à chaque époque. L’Eglise se comporte de la même façon sans pour cela être liée à aucune nation, aucun genre de vie ou coutume« 
  •  » la culture doit être subordonnée au développement intégral de la personne, au bien de la communauté et à celui du genre humain tout entier  » (§ 59)
  •  » l’homme doit pouvoir librement chercher la vérité, être impartialement informé et faire connaître ses opinons« 
  •  » quant aux Pouvoirs publics, ils doivent favoriser la vie culturelle au bénéfice de tous sans oublier les éléments minoritaires présents « 
  •  » le concile, pour que soit reconnu le droit à la culture partout et pour tous, appelle au plan national comme international à des décisions fondamentales. Une culture « de base  » doit être accessible au plus grand nombre pour qu’il ne soit pas empêché par l’analphabétisme et le manque d’initiative de coopérer de manière vraiment humaine au bien commun  » (§60)
  •  » si l’image de  » l’homme universel » s’évanouit de plus en plus, continue de s’imposer le devoir de sauvegarder l’intégralité de sa personnalité et ses valeurs d’intelligence, de volonté, de conscience et de fraternité  » (§61)
  •  » l’expérience montre qu’il n’est pas toujours facile de réaliser l’harmonie entre la culture et le christianisme. Ces difficultés peuvent inciter à une plus exacte et profonde intelligence de la foi. Ainsi, les croyants sont-ils invités à vivre en très étroite union avec les autres hommes, à comprendre leurs façons de penser et de sentir. Ainsi, pourront-ils interpréter toutes choses avec une sensibilité chrétienne  » (§62)

CHAPITRE 3 : LA VIE ECONOMICO-SOCIALE

Pour le Concile, dans la vie économico-sociale, l’homme individu et société doit pouvoir réaliser la plénitude de sa vocation. A cet, effet, il affirme le primat de l’homme dans l’économie  » l’homme est l’auteur, le centre et le but de toute la vie économique » (§63)

N’ayant pas l’ambition de reprendre l’enseignement social de l’Eglise, le Concile se place devant quelques problèmes urgents tels :

  •  » le but fondamental de la production, c’est le service de l’homme, de l’homme tout entier, de tout l’homme et de tous les hommes. Avec une telle finalité, la croissance économique devient un facteur du développement humain  » (§ 64)
  •  » il convient que le plus grand nombre possible d’hommes et au plan international l’ensemble des nations puissent prendre une part active à l’orientation du développement économique « 
  •  » c’est le droit et le devoir des citoyens de contribuer selon leurs moyens au progrès véritable de leur communauté. Quant à ceux qui gardent leurs ressources inemployées, surtout dans les pays en voie de développement, ils mettent gravement en péril le bien commun  » (§ 65)
  • Face aux immenses disparités économiques qui souvent s’aggravent  » justice et équité exigent que la mobilité lorsqu’elle est nécessaire, évite conditions de vie instables et précaires aux individus et à leurs familles « 
  • « A l’égard des travailleurs d’autres pays, on se gardera de toute espèce de discrimination; ils seront traités comme des personnes et non comme de simples instruments de production  » (§66)

Ces problèmes abordés, le Concile trace les principes directeurs de l’ensemble de la vie économico-sociale.

  • « le travail de l’homme passe avant les autres éléments de la vie économique qui n’ont valeur que d’instrument « 
  • « par son travail, l’homme assure la subsistance et celle de sa famille, rend service, pratique une vraie charité et coopère à l’achèvement de la création divine « 
  •  » bien plus, par l’hommage de son travail à Dieu, l’homme est associé à l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ « 
  • « les droits fondamentaux de la personne (comprennent)le droit des travailleurs de fonder librement des associations capables de le représenter, de collaborer à la bonne organisation de la vie économique, de prendre part aux activités de ces associations librement, sans courir le risque de représailles  » (§68 )

Les biens de la terre sont destinés à tous les hommes. Cette partie (§69) est la plus neuve de ce chapitre; sur plusieurs points, elle marque un progrès doctrinal.

  •  » Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples« 
  • « l’homme, dans l’usage qu’il en fait, ne doit jamais tenir les choses qu’il possède légitimement comme n’appartenant qu’à lui mais les regarder aussi comme communes « 
  •  » quant à celui qui se trouve dans l’extrême nécessité, il a le droit de se procurer l’indispensable à partir des richesses d’autrui « 

CHAPITRE 4 : LA VIE DE LA COMMUNAUTE POLITIQUE

Il n’était pas au départ prévu de traiter des problèmes politiques mais, devant cette absence, l’étonnement de certains pères conciliaires conduisit à ce chapitre.

Se limitant à certains aspects de la vie politique, il suscita en fait peu de débats :

  •  » pour instaurer une vie politique vraiment humaine, rien n’est plus important que de développer le sens intérieur de la justice, de la bonté, du dévouement au bien commun  » (§ 73) car  » la communauté politique n’existe que pour le bien commun, celui-ci est l’ensemble des conditions de vie sociales permettant aux familles et aux groupements de s’accomplir plus complètement et plus facilement, de servir à la formation d’un homme cultivé, pacifique, bienveillant à l’égard de tous, pour l’avantage de toute la famille humaine » (§74)
  •  » que tous les citoyens se souviennent des droits et des devoirs qu’ils ont d’user de leur libre suffrage en vue du bien commun« 
  • « quant aux chrétiens, ils sont tenus de donner l’exemple du dévouement au bien commun en montrant par les faits comment harmoniser autorité et liberté, initiative personnelle et solidarité« 
  •  » quant à ceux qui sont ou peuvent devenir capables d’exercer l’art très difficile et très noble de la politique, ils doivent s’y préparer sans se soucier de leur intérêt personnel ni des avantages matériels » (§75)

CHAPITRE 5 : LA SAUVEGARDE DE LA PAIX ET LE DEVELOPPEMENT DE LA COMMUNAUTE DES PEUPLES

Il fut reproché à cette partie du projet initial d’être trop générale, un fondement doctrinal insuffisant et de traiter trop succinctement de la faim dans le monde et de l’explosion démographique. Un profond remaniement conduisit au texte final. Il avait fallu pour cela « progresser à la fois dans le sens du réalisme et dans celui du prophétisme  »

  •  » la paix n’est pas absence de guerre, ne se borne pas à l’équilibre des forces, elle est  » œuvre de « justice » (Is.32, 17) Sans cesse à construire,  » elle exige un contrôle constant de ses passions, face à la fragilité de la volonté humaine blessée par le péché« 
  •  » la conscience même du genre humain proclame la valeur permanente du droit des gens. Les actions contraires sont des crimes comme les ordres les commandant « 
  •  » la guerre n’a pas disparu de l’horizon humain. Aussi longtemps que le risque subsistera, qu’il n’y aura pas une autorité internationale compétente, avec des moyens suffisants, on ne saurait dénier aux chefs d’Etats le droit de légitime défense  » (§75)
  •  » la capacité dévastatrice actuelle force le concile à reconsidérer la guerre dans un esprit nouveau« 
  •  » tout acte de guerre qui tend indistinctement à la destruction de villes entières, est un crime contre Dieu et contre l’homme » (§80)
  •  » avant qu’une autorité universelle voie le jour, les instances internationales d’aujourd’hui ont à travailler avec énergie en vue de la sécurité de tous » mais il ne faut pas « s’en remettre aux seuls apports des chefs d’Etats car ces derniers sont  très dépendants des opinions et des sentiments de la multitude »
  •  » il leur est inutile de chercher à faire la paix tant que les sentiments d’hostilité, de mépris, de défiance, tant que les haines raciales et les parti pris idéologiques divisent et opposent les hommes« 
  •  » si nous ne concluons pas des pactes solides assurant pour l’avenir une paix universelle, l’humanité risque d’en venir à cette heure funeste où elle ne pourra plus connaître d’autre paix que la paix de la mort  » (§82)

 

Face à ces redoutables tensions, vient l’appel à la construction de la communauté universelle: D’abord bâtir la paix et pour cela éliminer les causes de discorde entre les hommes : injustices, esprit de domination de mépris et plus profondément envie, méfiance, orgueil. Ensuite, édifier un véritable ordre économique mondial (en finir avec l’appétit des bénéfices excessifs, des volontés de domination politique etc.)

  • « pour cela, les nations développées ont le devoir d’aider les nations en voie de développement. Qu’elles procèdent donc aux révisions internes, spirituelles et matérielles requises pour établir cette coopération universelle  » (§86)
  •  » quant à l’accroissement démographique, s’il doit être freiné « en vertu du droit inaliénable de l’homme au mariage et à la procréation, la décision relative au nombre d’enfants dépend du jugement droit des parents et ne peut être laissée à la décision de l’autorité publique ». Cela suppose une amélioration des moyens pédagogiques, des conditions sociales.et à tout le moins une éducation sans failles« 
  • Quant aux chrétiens « ils sont invités à collaborer de grand cœur à la construction d e l’ordre international. Qu’on évite donc ce scandale : alors que certaines nations, dont assez souvent la majeure partie des habitants se parent du nom de chrétiens, jouissent d’une grande abondance de biens, d’autres sont privées du nécessaire » (§88)

CONCLUSIONS

Conscient du caractère général de son exposé, le Concile invite à un dialogue entre tous les hommes.

« D’abord, au sein de l’Eglise, que progresse un dialogue plus fécond : unité dans le nécessaire, liberté dans le doute, en toute choses la charité  »

Ensuite avec nos frères séparés « ceux qui reconnaissent Dieu, ceux qui honorent de hautes valeurs humaines sans en reconnaître l’Auteur ‘ ni sans exclure ceux qui s’opposent à l’Eglise et la persécutent de diverses façons. Puisque Dieu le Père est le principe et la fin de tous les hommes, nous sommes tous appelés à être frères  » (§92)

« Ainsi les chrétiens ont à accomplir sur cette terre une tâche immense dont ils devront rendre compte à Celui qui jugera tous les hommes. Ceux ne sont pas ceux qui disent « Seigneur, Seigneur » qui entreront dans le royaume des cieux  mais ceux qui font la volonté du Père. Cette volonté est qu’en tout homme, nous reconnaissions le Christ notre frère  » (§93)

Cette constitution, d’importance majeure, se termine par une invocation :

 » A Celui qui ,par la puissance qui agit en nous, est capable de tout faire, bien au-delà de ce que nous demandons et concevons, à Lui la gloire dans l’Eglise et dans le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles .Amen  » (Eph.3,20-21)

 

Suit sa promulgation par le Pape Paul VI : « Nous ordonnons que ce qui a  été ainsi établi en Concile soit promulgué pour la gloire de Dieu

Rome, le 7 décembre 1965            Moi, Paul, évêque de l’Eglise Catholique  »