Chapelet de la Miséricorde aux Minimes

Le premier dimanche après Pâques, c’est le dimanche de la miséricorde. Nous vous proposons de nous retrouver le dimanche 28 avril 2019 à 15h à l’église des Minimes pour la récitation du chapelet de la miséricorde.

La Neuvaine de la Miséricorde commence le Vendredi Saint et permet de  se préparer à la fête de la Divine Miséricorde. Jésus a dit à Sainte Faustine : « La fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier » (extrait du Petit Journal de Soeur Faustine 1517).

 Cette prière du chapelet de la Miséricorde à été demandée par Jésus à Sainte Faustine et encouragée par Saint Jean Paul II.

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 Pour réciter le chapelet de la miséricorde : commencer par 1 Notre Père, 1 Je vous salue Marie et 1 Je crois en Dieu.

Sur les gros grains du chapelet dire : « Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de ton Fils bien aimé, Notre Seigneur Jésus Christ en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. »

Sur les 10 petits grains du chapelet, dire : « Par sa douloureuse Passion, Sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier »

A la fin de chaque dizaine, on dit 3 fois : « Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, Prends pitié de nous et du monde entier » puis on ajoute 3 fois : « Jésus, j’ai confiance en toi ! »

Plus d’information sur le site http://www.faustyna.pl/zmbm/fr/

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Le Christ reliure

« Pourquoi avoir peur des religions ? » Question posée par un groupe d’élèves dans un lycée catholique où les enseignants ont fait réfléchir leurs classes sur les religions aujourd’hui. Lire la suite

BOL DE RIZ aux 7 Deniers

Il n’y en avait pas eu l’an dernier (en 2013 : un Dimanche de la Solidarité)

Mais pour ce Carême 2014, nous avons voulu renouer avec la soirée Bol de Riz pour réunir les familles et paroissiens des Amidonniers et des Sept-Deniers.

Certains « ados » ou même « grands » se souviennent avec plaisir des précédents, prêts à recommencer !

Nous nous sommes donc retrouvés, un centaine de personnes de tous âges dont beaucoup d’enfants, le vendredi 4 Avril à 18 h à l’église St-Jean-Baptiste.

Un chant avait été retenu « Ouvrez tous ces verrous fermés » et l’Evangile du Bon Samaritain, lu par Jean-Christophe.

à l'église des 7 deniers

à l’église des 7 deniers

Le thème choisi : « Toi l’inconnu qui me ressemble » était adressé particulièrement aux Roms, souvent exclus et pourtant nos voisins, installés dans des camps de fortune tout proches, chemin de Fenouillet…

D’ailleurs, plusieurs parmi eux que nous avions invités, se sont joints à nous cette soirée là. Elle a débuté par un « Slam » de Sœur Bernadette accompagnée de Servan, un flûtiste indien.

Pendant que les « cuisiniers » s’affairaient à faire cuire le riz et la sauce, l’animation de cette soirée, comme les autres fois, était confiée à tous les enfants et jeunes, des petits de l’Eveil à la Foi aux Collégiens : Ils avaient préparé en équipe un mime, un sketch, une saynète, un chant, un conte et des panneaux  (Rencontre de l’autre – Nous sommes tous égaux – La communauté Rom, articles et photos).

A la fin, un film a été projeté « Les Roms, victimes de préjugés » reportage de 10 minutes sur une famille de migrants. D’ailleurs, force de l’image, il a marqué les enfants : ils sont les premiers à vivre cette différence, avec les enfants Roms qu’ils côtoient tous les jours à l’école…

Puis, nous avons partagé le bol de riz au fond de l’église, échangé et bavardé dans une bonne ambiance.

à l'église des 7 deniers

à l’église des 7 deniers

Une maman rom nous raconte : “Nous sommes contents d’être venus, il y a quatre ans que nous sommes à Ginestou et nous ne parlons pas français, nous sommes chez nous et c’est tout ! Ce soir, j’ai pu parler avec ceux qui connaissent l’espagnol : nous avons passé quelques années en Espagne, j’ai vite appris l’espagnol, car je travaillais et je parlais avec les gens”

Alexandra, la fille de 17 ans ne parle pas non plus français ; elle n’a pu obtenir de place au Collège, seul le petit de 7 ans parle parce qu’il va à l’école…

Puis nous avons récolté les dons pour un projet concernant les Roms (alphabétisation ?) qui sera défini bientôt.

Antonia & Anne

Les raisons de croire en l’existence de Dieu

« Le centre international Marie de Nazareth » a publié cette vidéo accompagnée de ces informations :

 » conférence à des élèves de philo en Terminale expliquant les preuves et la démonstration de l’existence de Dieu ainsi que les raisons de croire qui rendent la foi chrétienne absolument unique.

◦ 00’00 : y a-t-il une vérité et comment y accéder ?
◦ 05’27 : démonstration de l’existence de Dieu
◦ 23’33 : certitude de l’existence du Christ
◦ 24’31 : fiabilité et conservation des Évangiles
◦ 27’56 : ce qui rend Jésus unique dans toute l’histoire de l’humanité
◦ 30’38 : la sublimité de l’enseignement du Christ
◦ 33’30 : les prophéties et leur accomplissement
◦ 35’44 : les signes, miracles et prodiges divins
◦ 40’22 : l’expansion miraculeuse du Christianisme
◦ 41’02 : la consécration totale de multitudes au Christ dans tous les siècles
◦ 42’25 : la permanente de la sainteté dans l’Eglise
◦ 42’54 : la permanence de l’Eglise et de son Magistère
◦ 43’33 : comment expliquer que tout le monde ne croit pas ?
◦ 48’18 : en résumé »

http://www.cimdn.org

Les deux St Jean

Il y a le baptiste et l’évangéliste. Le précurseur et le suiveur, le disciple. Il y a le prophète et le visionnaire de l’Apocalypse. Il y a l’ami de l’époux et le disciple bien-aimé. Le coléreux et « le fils du tonnerre » ! Celui qui baptise Jésus et celui à qui Jésus lave les pieds. Celui qui annonce et celui qui a vu les signes et en témoigne. Celui qui désigne l’Agneau de Dieu et celui qui décrit le Bon Berger. Il y a le témoin de la Lumière et le témoin de la Résurrection. Tous deux sont martyrs, précédant et suivant la Passion du Christ. Tous deux sont des familiers du Christ pour la vie éternelle.

Nous sommes aidés dans notre foi par l’un et par l’autre. En ce temps de l’Avent, Jean-Baptiste nous interpelle depuis le désert et les rives du Jourdain. Il nous brusque pour que l’on s’interroge : « Que devons-nous faire ? »

Jean l’évangéliste nous invite à accueillir le Verbe fait chair au moment de Noël.

A l’église St Jean-Baptiste durant l’Avent, nous aurons un témoignage venu de prison. Jean-Baptiste lui-même a connu la prison pour avoir proclamé la vérité et dénoncé un tyran. Il a aussi connu la nuit du doute : «… devons-nous en attendre un autre ? » Des justes sont en prison, pour d’autres il est juste qu’ils y soient : Ils sont nos frères et sœurs par le Christ qui nous sauve tous de nos enfermements.

Quant à St Jean l’Evangéliste, notre évêque nous invite à le lire et le relire en insistant : « Pour que vous croyiez ». Mgr Le Gall vient d’écrire une lettre pastorale destinée à tous pour renforcer notre foi à partir du quatrième évangile qui a été écrit dans ce but. Il insiste sur le voir, le toucher, l’écoute, qui conduisent à la foi et à l’amour.

Que notre foi, passée au creuset de la rudesse de St Jean Baptiste et de la force d’amour de St Jean l’Evangéliste, fasse de nous des témoins d’un Dieu venu pour tous les hommes. Notre monde est malade, il est déjà sauvé !

Bon Avent à tous !

Multitude et Solitude

La fête de tous les saints veut rejoindre tout le monde, la multitude. Les saints sont appelés bienheureux, ils ont gagné le ciel, ils sont dans la vision de Dieu. Ce bonheur se construit, il est au bout du chemin, chemin parsemé de joies et de souffrances. Il est aussi en cours de chemin : bonheur de se savoir à sa place, bonheur de se savoir aimé, bonheur de partager. Le bonheur semble lointain pour ceux qui sont dans des situations de souffrance ou de solitude. Il réapparait pourtant à chaque moment de réconfort.

Oui, le bonheur se vit avec d’autres. Comme le jour de l’ordination de Charles où la terre des Minimes et la mer des Caraïbes rejoignaient le ciel de Dieu, en particulier lors de la litanie des saints.

La multitude, ce sont tous ceux qui nous précèdent sur le chemin de l’amour. Mais aussi tous ceux que nous sommes appelés à rejoindre, nous qui sommes « heureux d’être invités au repas du Seigneur ». Ceux qui nous attendent sur les parvis de nos églises ou plus loin. Ceux que nous sommes appelés à rejoindre dans leurs lieux de vie : famille, travail, quartier, école…

Ceux qui sont bloqués chez eux par la maladie ou le grand âge, ceux qui n’ont pas de chez soi et qui souffrent de solitude.

La multitude, ce sont aussi ceux qui ont à nous apprendre à être saints, qui nous édifient par leur vie, même s’ils viennent d’autres traditions, d’autres confessions, d’autres cultures. Sachons larguer les amarres de nos certitudes pour évoluer au gré de l’Esprit sur l’océan du monde d’aujourd’hui. La solitude, elle peut être nôtre quand nous sommes seuls face à une décision à prendre. Lorsque nos parents ou amis sont loin. La Parole de Dieu sera toujours là pour nous habiter, nous donner pour compagnie le peuple saint et son Guide.

Il y a 2 ans, décédait Bello Fontaine, un père capucin très apprécié dans notre quartier, qui a éclairé beaucoup d’âmes au cours de sa vie de pasteur / psychologue en France et en Centrafrique, et qui, par sa foi joyeuse, désignait Dieu comme « dansant d’amour ». Pour lui, la fête de la Toussaint, c’est la célébration de Tous Un.

Bonne fête à tous,                                  

Jean – Christophe Cabanis

La Chronique de Vatican II (5)

LA CONSTITUTION « L’EGLISE DANS LE MONDE DE CE TEMPS » (GAUDIUM ET SPES)

1. LE CONTEXTE

Ce titre latin (les joies et les espoirs) est un des plus connus des intitulés du Concile. Et pourtant, cette constitution n’était pas prévue au départ !

Motif : on n’imaginait pas l’intérêt immense qu’allait soulever dans le monde cet événement ni l’effet de la fréquentation mutuelle de tous les évêques du monde (3000 !) pendant des travaux qui allaient les réunir pendant quatre ans. Tout cela conduisit à décider d’un document qui prendrait position sur les rapports de l’Église et du monde dans le monde contemporain.

Mais le projet fut décidé bien tardivement ! Il allait se réaliser à marches forcées pendant la dernière année du Concile. Ses membres et leurs experts fournirent des sommes de travail très lourdes. Une contribution décisive fut apportée par ses deux rapporteurs, le premier tombé malade fut remplacé par Mgr Garonne, alors archevêque de Toulouse.

Gaudium et Spes fût voté dans les derniers jours de décembre par 2309 oui, 75 non et 7 nuls. Jamais concile antérieur n’avait entrepris pareille réflexion. Sa rédaction se confronta à des problèmes nouveaux. Citons : quels destinataires ? (parler au monde ou parler de l’Église au monde ?) quels contenus (une description sociale des problèmes de l’humanité seulement ou élargie à une réflexion philosophique sur ce qui étreint l’homme ? ) Le texte final ne tranche pas toujours.

Finalement, on se trouve en présence d’un texte majeur du Concile. C’est aussi le plus long (autant que les deux constitutions déjà présentées sur la Révélation et l’Église). Après une introduction, il comprend deux parties intitulées « Église et Vocation Humaine » et « De quelques problèmes plus urgents »

Cette chronique N°5 va présenter l’introduction et la première partie, la deuxième partie se trouvera dans la chronique N°6.

2. INTRODUCTION DE GAUDIUM ET SPES

Elle débute par une phrase d’ampleur magnifique, fréquemment citée, belle à rappeler : « Les joies et les espoirs, les tristesses et, les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur coeur » (§1)

Est alors proposé  » au genre humain la collaboration sincère de l’Eglise pour l’instauration d’une fraternité universelle » (§3)

Pour mener à bien cette tâche, l’Église reconnaît avoir :  » le devoir à tout moment de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile » (§4). Sont cités, parmi ces signes, des changements importants dans l’ordre social, psychologique, moral, religieux (« refuser Dieu ou la religion n’est plus un fait exceptionnel ») ainsi que d’importants déséquilibres entre catégories sociales et entre pays.

Est affirmé en conclusion « l’Église croit que le Christ offre à l’homme lumière et forces pour lui permettre de répondre à sa vocation ».

3. PREMIERE PARTIE : EGLISE ET VOCATION HUMAINE

On présente successivement ses quatre chapitres :

  • chap 1 : La dignité de la personne humaine
  • chap 2 : La communauté humaine
  • chap 3 : L’activité humaine dans l’univers
  • chap 4 : Le rôle de l’Église dans le monde de ce temps

3.1 CHAPITRE 1 : LA DIGNITE DE LA PERSONNE HUMAINE

Grandeur et misère de l’homme

La grandeur de l’homme s’origine dans sa création « à l’image de Dieu « . Au fond de sa conscience, il trouve une loi inscrite par Dieu « la conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa Voix se fait entendre » (§16) Alors que la dignité de l’homme exigerait qu’il agisse « selon un choix conscient et libre …c’est en lui même que l’homme est divisé, submergé de multiples maux » (§17). Car « établi en Dieu dans un état de justice…il a abusé de sa liberté. en désirant parvenir à sa fin contre Dieu » (§13)

Finalement, c’est « face à la mort que l’énigme de la condition humaine atteint son sommet .alors, le germe d’éternité qu’il porte en lui s’insurge contre la mort » (§18). Car, l’homme est appelé à adhérer à une vie divine inaltérable.

L’athéisme

En inscrivant un passage sur l’athéisme dans un chapitre consacré à la dignité de l’homme, le Concile voulait marquer qu’il acceptait de se laisser questionner par ce phénomène moderne. Les débats furent difficiles. Jean XXIII voulait que l’on se garde de positions qui auraient pu être interprétées dans un sens politique, notamment dans les pays de démocratie populaire.

Aussi, le Concile veilla-t-il à ne pas prendre position contre le communisme en tant que système politique; ne furent stigmatisés ni des doctrines ni des camps encore moins des porte-parole. Dans le souci de rester pleinement fraternels, les Pères du Concile se voulurent respectueux du frère incroyant et admirent d’avance sa loyauté et sa générosité.

Allant plus loin, ils soulignent la responsabilité des chrétiens dans la genèse de l’athéisme. Au lieu de jeter aux autres des anathèmes, l’Eglise répond par sa propre révision de vie.Tout ceci est rassemblé au § 21, texte majeur sur l’attitude de l’Eglise dans un monde moderne où les chrétiens rencontrent les incroyants. Ils sont invités à :

  • « saisir dans l’esprit des athées les causes cachées de la négation de Dieu »
  • « ne pas déserter l’importance des tâches terrestres »
  • « témoigner d’une foi vivante et adulte pénétrant toute leur vie, y compris leur vie profane, et les entraînant à la justice et à l’amour surtout envers les déshérités »

Ce chapitre fondamental de Gaudium et Spes s’est ouvert sur l’homme à l’image de Dieu, il va s’achever dans une perspective christologique. « par son incarnation, le Fils de Dieu s’est uni à tout homme. Il a travaillé avec des mains d’homme, agi avec une volonté d’homme, aimé avec un coeur d’homme » (§22, alinéa 2)

S’en suivent deux conclusions majeures pour éclairer, hier comme aujourd’hui, nos relations avec les personnes appartenant à d’autres traditions religieuses ou se déclarant agnostiques :  » le chrétien, associé au mystère pascal, devenant conforme au Christ dans la mort, fortifié par l’espérance va au-devant de la résurrection, cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient en Christ mais bien pour tous les hommes de bonne volonté dans le coeur desquels, invisiblement agît la grâce » (§22, al 5) « En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associés au mystère pascal » (§22, al 5)

3.2 CHAPITRE 2 : LA COMMUNAUTE HUMAINE

Si la personne « doit être le principe, le sujet et la fin de toutes les institutions….de par sa nature, elle a absolument besoin, d’une vie sociale. Car Dieu a voulu que tous les hommes constituent une seule famille et se traitent mutuellement comme des frères » (§24) D’où la recherche d’un bien commun qui de nos jours s’universalise de plus en plus.

Le texte précise : « travailler au renouveau des mentalités, participer aux transformations sociales  » « dépasser et éliminer toute forme de discrimination touchant les droits fondamentaux de la personne. Il en est ainsi lorsque la femme est frustrée de la faculté de choisir librement son époux, d’élire son état de vie ou d’accéder à une éducation et une culture semblables à celles que l’on reconnaît à l’homme » (§ 29)

Le Concile a voulu en tirer la conséquence importante suivante : « Personne, par inattention à l’évolution des choses, ne doit se contenter d’une éthique individualiste. Lorsque chacun se préoccupe aussi et effectivement de l’essor des institutions publiques, ou privées. C’est alors, et de plus en plus, qu’il a accompli son devoir de justice et de charité » (§30)

Et les rédacteurs d’insister : « il y a des gens qui, tout en professant des idées larges et généreuses, continuent à vivre en pratique comme s’ils n’avaient cure des solidarités sociales….qui font peu de cas des lois et des prescriptions sociales… qui se soustraient aux justes impôtss qui négligent certaines règles de vie en société comme celles qui ont trait à la sauvegarde de leur santé ou à la conduite des véhicules »

« Certes, l’homme parvient très difficilement à un tel sens des responsabilités si ses conditions de vie ne le lui permettent pas …la liberté humaine s’étiole dans un état d’extrême indigence, se dégrade dans une vie de trop grande facilité » (§31)

La conclusion de ce chapitre est nette : « Il faut stimuler chez tous la volonté de prendre part aux entreprises communes». Pour cela  » les citoyens seront d’autant plus poussés à participer qu’ils trouveront dans les différents groupes du corps social des valeurs qui les attirent« .

Le Concile s’autorise alors un regard prospectif saisissant et stimulant pour l’engagement de tous les hommes de bonne volonté : « On peut légitimement penser que l’avenir est entre les mains de ceux qui auront su donner aux générations de demain des raisons de vivre et d’espérer » (§32)

3.2 CHAPITRE 3: L’ACTIVITE HUMAINE DANS L ‘UNIVERS

« Pour les croyants, une chose est certaine : considérée en elle- même, l’activité humaine, individuelle et collective, ce gigantesque effort par lequel les hommes s’acharnent à améliorer leurs conditions de vie correspond au désir de Dieu » (§34)

« l’homme a reçu la mission de soumettre la terre, de gouverner le cosmos en sainteté et justice  » « par son action, il apprend bien des choses, il développe ses facultés, il sort de lui-même et se dépasse….il vaut plus par ce qu’il est que par ce qu’il a » (§35)

« Voici donc la règle de l’activité humaine : qu’elle soit conforme au bien authentique de l’humanité, selon le dessin et la volonté de Dieu, et qu’elle permette à l’homme, considéré comme individu ou membre de la société, de s’épanouir selon la plénitude de sa vocation  » (§35)

« Il y a une juste autonomie des réalités terrestres…celui qui s’efforce de pénétrer le secret des choses, même s’il n’en a pas conscience, est comme conduit par la main de Dieu qui soutient tous les êtres et les fait ce qu’ils sont » (§36, al 2)

Mais « lorsque la hiérarchie des valeurs est troublée, les individus et groupes ne regardent que leurs intérêts propres et le monde n’est pas encore le lieu d’une réelle fraternité » (§37,1)

« Le Christ désormais agit dans le coeur des hommes par la puissance de Son Esprit….certains sont appelés à témoigner ouvertement de la demeure céleste, les autres à se vouer au service terrestre des hommes …de tous, il fait des hommes libres, s’lançant vers ces temps où l’humanité elle-même deviendra une offrande agréable à Dieu » (§38, al 1)

« L’attente de la Terre nouvelle, loin d’affaiblir en nous le souci de cultiver cette terre doit plutôt le réveiller  » (§38, al 2)  » Car ces valeurs de communion fraternelle, de dignité et de liberté …que nous aurons propagées sur terre, nous les retrouverons plus tard, purifiées, illuminées, transfigurées…mystérieusement, le Royaume est déjà présent sur cette terre…il atteindra sa perfection quand le Seigneur reviendra« (39, all 3)

3.1 CHAPITRE 4: LE ROLE DE L’EGLISE DANS LE MONDE DE CE TEMPS

Les 3 précédents chapitres partent de l’homme, celui-ci part de l’Eglise et de sa mission d’éclairer et servir cet homme : L’Eglise le reconnaît, elle n’est pas une entité extérieure au monde, elle est insérée dans la trame de histoire. . « n’étant liée à aucune forme particulière de culture, à aucun système politique, économique ou social, elle peut être un lien très étroit entre les différentes communautés humaines » (§42, al 4) « tout ce qu’il y a de vrai, de bon, de juste, dans les institutions que s’est données le genre humain, l’Eglise le considère avec un grand respect« (§42, al 5)

« L’Eglise exhorte les chrétiens à remplir leurs tâches terrestres en se laissant guider par l’esprit de l’Evangile » Mais « ils s’éloignent de la vérité ceux qui négligent ces tâches ou à l’inverse se livrent entièrement à des tâches terrestres. Ce divorce entre foi et comportement quotidien est une des plus graves erreurs de notre temps. Ce scandale, prophètes puis Jésus l’ont dénoncé » (§43, al 1)

« aux laïcs reviennent en propre les activités séculières. C’est à leur conscience, préalablement formée, qu’il revient d’inscrire la loi divine dans la cité terrestre. Il n’est pas de la mission ni de la compétence des pasteurs de leur fournir des solutions concrètes. Prêtant attention à l’enseignement de l’Eglise, que les laïcs prennent leurs responsabilités » « quant aux solutions terrestres, elles peuvent être diverses et personne n’a le droit de revendiquer d’une manière exclusive pour son opinion l’autorité de l’Eglise » (§43, al 3)

Ce chapitre se clôt par la déclaration de foi des pères conciliaires : « Le Seigneur est le terme de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation » Vivifiés et rassemblés en son Esprit, nous marchons vers la consommation de l’histoire humaine.

OUI, c’est le Seigneur qui le dit : JE SUIS L’ALPHA ET L’OMEGA, LE PREMIER ET LE DERNIER (Apocalypse 22,12-13)

N.B : Comme lors des précédentes chroniques, celle-ci s’est largement nourrie de la présentation du document faite, dès la fin du Concile, par un ou plusieurs de ses membres (Editions du Centurion, Dossiers conciliaires, 1966). Il s’agit ici  des évêques suivants : Mgrs Vilnet, Piérard, Matagrin, Maziers, Ancel et Ehlinger.