Synode de la Famille

Vendredi 27 Février, les familles du doyenné étaient invitées à se retrouver pour le Synode des familles.

La réunion s’est passée à Borderouge, à l’école Sainte Germaine, Lire la suite

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Borderouge

Si vous allez surfer sur Internet vous trouverez : « situé dans le nord de la Ville rose, entre les quartiers populaires de Croix-Daurade et la cité des Izards, le secteur de Borderouge poursuit sa mutation ! Borderouge, c’est une porte d’entrée de Toulouse par la ligne de métro B.

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La chronique de Vatican II (6)

LA CONSTITUTION GAUDIUM ET SPES                        2ème PARTIE

Dans cette deuxième partie, le Concile aborde à la lumière de l’Evangile et de l’expérience humaine cinq problèmes particulièrement urgents, traités en cinq chapitres. Dans chacun, on part d’une brève analyse des faits, on donne des éléments de jugement et on trace des orientations concrètes.

Le Concile abordait ici une matière difficile, neuve pour des débats conciliaires. Il dut trouver une voie moyenne; voie moyenne entre des affirmations générales et exhortatives et des affirmations trop particulières excédant ses compétences, voie moyenne entre des opinions encore non partagées par tous et la seule répétition de l’enseignement des manuels, voie moyenne entre un style prophétique et un ton trop doctrinaire. Le Concile a bien conscience du caractère trop général de ces orientations. GAUDIUM ET SPES marque davantage un point de départ qu’un point d’arrivée. Elle se veut invitation faite aux fidèles, – et donc à notre doyenné ! – à poursuivre cet effort de discernement à partir des situations que nous vivons aujourd’hui, parmi et avec tous nos proches.

CHAPITRE 1 : DIGNITE DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE

Le Concile veut éclairer et encourager les chrétiens en mettant en lumière certains points de la doctrine de l’Eglise

  • « le mariage chrétien est une communauté profonde de vie et d’amour conjugal dont Dieu lui-même est l’auteur. Il est d’une extrême importance pour la continuité du genre humain, le progrès personnel, la dignité, la stabilité, la paix et la prospérité. »
  •  » en accomplissant leur mission les époux contribuent à la gloire de Dieu« 
  •  » précédés par l’exemple et la prière de leurs parents, les enfants s’ouvriront à des sentiments d’humanité, au chemin du salut et de la sainteté. Ils concourront, à leur manière à la sanctification des parents » (§ 48)
  •  » les actes du mariage vécus de façon vraiment humaine signifient et favorisent le don réciproque des époux » (§49)
  • « Dieu a voulu donner au couple une participation spéciale à son œuvre créatrice (Gen. 1,28); dans le devoir de transmettre la vie et d’être des éducateurs, les époux sont les coopérateurs de l’amour de Dieu » (§50)
  •  » Dieu, maître de la vie a confié aux hommes le ministère de la vie. L’homme doit donc s’en acquitter d’une manière digne de lui. La vie doit être sauvegardée dés sa conception « 
  •  » la famille est le fondement de la société « 

CHAPITRE 2 : L’ESSOR DE LA CULTURE

  •   » dans le monde entier, progresse de plus en plus le sens de l’autonomie comme de la responsabilité. Ceci est de la plus haute importance pour la maturité spirituelle et morale du genre humain « 
  •  » nous sommes les témoins de la naissance d’un nouvel humanisme » (§55)
  •  » goûter les choses de la cité céleste accroît plutôt la gravité de l’obligation pour les chrétiens de travailler avec tous les hommes à la construction d’un monde plus humain« 
  •  » certes, on peut craindre que l’homme se fiant trop aux découvertes actuelles en vienne à penser qu’il se suffit à lui-même. Ces tendances fâcheuses ne doivent pas nous exposer à la tentation de méconnaître ses valeurs positives : fidélité à la vérité dans la recherche scientifique, travail en équipe, sens de la solidarité internationale etc. Dans ces valeurs, l’accueil du message évangélique pourra trouver une sorte de préparation et celui qui est venu pour sauver le monde la fera aboutir« 
  •  » dans son Fils incarné, Dieu parle selon des types de culture propres à chaque époque. L’Eglise se comporte de la même façon sans pour cela être liée à aucune nation, aucun genre de vie ou coutume« 
  •  » la culture doit être subordonnée au développement intégral de la personne, au bien de la communauté et à celui du genre humain tout entier  » (§ 59)
  •  » l’homme doit pouvoir librement chercher la vérité, être impartialement informé et faire connaître ses opinons« 
  •  » quant aux Pouvoirs publics, ils doivent favoriser la vie culturelle au bénéfice de tous sans oublier les éléments minoritaires présents « 
  •  » le concile, pour que soit reconnu le droit à la culture partout et pour tous, appelle au plan national comme international à des décisions fondamentales. Une culture « de base  » doit être accessible au plus grand nombre pour qu’il ne soit pas empêché par l’analphabétisme et le manque d’initiative de coopérer de manière vraiment humaine au bien commun  » (§60)
  •  » si l’image de  » l’homme universel » s’évanouit de plus en plus, continue de s’imposer le devoir de sauvegarder l’intégralité de sa personnalité et ses valeurs d’intelligence, de volonté, de conscience et de fraternité  » (§61)
  •  » l’expérience montre qu’il n’est pas toujours facile de réaliser l’harmonie entre la culture et le christianisme. Ces difficultés peuvent inciter à une plus exacte et profonde intelligence de la foi. Ainsi, les croyants sont-ils invités à vivre en très étroite union avec les autres hommes, à comprendre leurs façons de penser et de sentir. Ainsi, pourront-ils interpréter toutes choses avec une sensibilité chrétienne  » (§62)

CHAPITRE 3 : LA VIE ECONOMICO-SOCIALE

Pour le Concile, dans la vie économico-sociale, l’homme individu et société doit pouvoir réaliser la plénitude de sa vocation. A cet, effet, il affirme le primat de l’homme dans l’économie  » l’homme est l’auteur, le centre et le but de toute la vie économique » (§63)

N’ayant pas l’ambition de reprendre l’enseignement social de l’Eglise, le Concile se place devant quelques problèmes urgents tels :

  •  » le but fondamental de la production, c’est le service de l’homme, de l’homme tout entier, de tout l’homme et de tous les hommes. Avec une telle finalité, la croissance économique devient un facteur du développement humain  » (§ 64)
  •  » il convient que le plus grand nombre possible d’hommes et au plan international l’ensemble des nations puissent prendre une part active à l’orientation du développement économique « 
  •  » c’est le droit et le devoir des citoyens de contribuer selon leurs moyens au progrès véritable de leur communauté. Quant à ceux qui gardent leurs ressources inemployées, surtout dans les pays en voie de développement, ils mettent gravement en péril le bien commun  » (§ 65)
  • Face aux immenses disparités économiques qui souvent s’aggravent  » justice et équité exigent que la mobilité lorsqu’elle est nécessaire, évite conditions de vie instables et précaires aux individus et à leurs familles « 
  • « A l’égard des travailleurs d’autres pays, on se gardera de toute espèce de discrimination; ils seront traités comme des personnes et non comme de simples instruments de production  » (§66)

Ces problèmes abordés, le Concile trace les principes directeurs de l’ensemble de la vie économico-sociale.

  • « le travail de l’homme passe avant les autres éléments de la vie économique qui n’ont valeur que d’instrument « 
  • « par son travail, l’homme assure la subsistance et celle de sa famille, rend service, pratique une vraie charité et coopère à l’achèvement de la création divine « 
  •  » bien plus, par l’hommage de son travail à Dieu, l’homme est associé à l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ « 
  • « les droits fondamentaux de la personne (comprennent)le droit des travailleurs de fonder librement des associations capables de le représenter, de collaborer à la bonne organisation de la vie économique, de prendre part aux activités de ces associations librement, sans courir le risque de représailles  » (§68 )

Les biens de la terre sont destinés à tous les hommes. Cette partie (§69) est la plus neuve de ce chapitre; sur plusieurs points, elle marque un progrès doctrinal.

  •  » Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples« 
  • « l’homme, dans l’usage qu’il en fait, ne doit jamais tenir les choses qu’il possède légitimement comme n’appartenant qu’à lui mais les regarder aussi comme communes « 
  •  » quant à celui qui se trouve dans l’extrême nécessité, il a le droit de se procurer l’indispensable à partir des richesses d’autrui « 

CHAPITRE 4 : LA VIE DE LA COMMUNAUTE POLITIQUE

Il n’était pas au départ prévu de traiter des problèmes politiques mais, devant cette absence, l’étonnement de certains pères conciliaires conduisit à ce chapitre.

Se limitant à certains aspects de la vie politique, il suscita en fait peu de débats :

  •  » pour instaurer une vie politique vraiment humaine, rien n’est plus important que de développer le sens intérieur de la justice, de la bonté, du dévouement au bien commun  » (§ 73) car  » la communauté politique n’existe que pour le bien commun, celui-ci est l’ensemble des conditions de vie sociales permettant aux familles et aux groupements de s’accomplir plus complètement et plus facilement, de servir à la formation d’un homme cultivé, pacifique, bienveillant à l’égard de tous, pour l’avantage de toute la famille humaine » (§74)
  •  » que tous les citoyens se souviennent des droits et des devoirs qu’ils ont d’user de leur libre suffrage en vue du bien commun« 
  • « quant aux chrétiens, ils sont tenus de donner l’exemple du dévouement au bien commun en montrant par les faits comment harmoniser autorité et liberté, initiative personnelle et solidarité« 
  •  » quant à ceux qui sont ou peuvent devenir capables d’exercer l’art très difficile et très noble de la politique, ils doivent s’y préparer sans se soucier de leur intérêt personnel ni des avantages matériels » (§75)

CHAPITRE 5 : LA SAUVEGARDE DE LA PAIX ET LE DEVELOPPEMENT DE LA COMMUNAUTE DES PEUPLES

Il fut reproché à cette partie du projet initial d’être trop générale, un fondement doctrinal insuffisant et de traiter trop succinctement de la faim dans le monde et de l’explosion démographique. Un profond remaniement conduisit au texte final. Il avait fallu pour cela « progresser à la fois dans le sens du réalisme et dans celui du prophétisme  »

  •  » la paix n’est pas absence de guerre, ne se borne pas à l’équilibre des forces, elle est  » œuvre de « justice » (Is.32, 17) Sans cesse à construire,  » elle exige un contrôle constant de ses passions, face à la fragilité de la volonté humaine blessée par le péché« 
  •  » la conscience même du genre humain proclame la valeur permanente du droit des gens. Les actions contraires sont des crimes comme les ordres les commandant « 
  •  » la guerre n’a pas disparu de l’horizon humain. Aussi longtemps que le risque subsistera, qu’il n’y aura pas une autorité internationale compétente, avec des moyens suffisants, on ne saurait dénier aux chefs d’Etats le droit de légitime défense  » (§75)
  •  » la capacité dévastatrice actuelle force le concile à reconsidérer la guerre dans un esprit nouveau« 
  •  » tout acte de guerre qui tend indistinctement à la destruction de villes entières, est un crime contre Dieu et contre l’homme » (§80)
  •  » avant qu’une autorité universelle voie le jour, les instances internationales d’aujourd’hui ont à travailler avec énergie en vue de la sécurité de tous » mais il ne faut pas « s’en remettre aux seuls apports des chefs d’Etats car ces derniers sont  très dépendants des opinions et des sentiments de la multitude »
  •  » il leur est inutile de chercher à faire la paix tant que les sentiments d’hostilité, de mépris, de défiance, tant que les haines raciales et les parti pris idéologiques divisent et opposent les hommes« 
  •  » si nous ne concluons pas des pactes solides assurant pour l’avenir une paix universelle, l’humanité risque d’en venir à cette heure funeste où elle ne pourra plus connaître d’autre paix que la paix de la mort  » (§82)

 

Face à ces redoutables tensions, vient l’appel à la construction de la communauté universelle: D’abord bâtir la paix et pour cela éliminer les causes de discorde entre les hommes : injustices, esprit de domination de mépris et plus profondément envie, méfiance, orgueil. Ensuite, édifier un véritable ordre économique mondial (en finir avec l’appétit des bénéfices excessifs, des volontés de domination politique etc.)

  • « pour cela, les nations développées ont le devoir d’aider les nations en voie de développement. Qu’elles procèdent donc aux révisions internes, spirituelles et matérielles requises pour établir cette coopération universelle  » (§86)
  •  » quant à l’accroissement démographique, s’il doit être freiné « en vertu du droit inaliénable de l’homme au mariage et à la procréation, la décision relative au nombre d’enfants dépend du jugement droit des parents et ne peut être laissée à la décision de l’autorité publique ». Cela suppose une amélioration des moyens pédagogiques, des conditions sociales.et à tout le moins une éducation sans failles« 
  • Quant aux chrétiens « ils sont invités à collaborer de grand cœur à la construction d e l’ordre international. Qu’on évite donc ce scandale : alors que certaines nations, dont assez souvent la majeure partie des habitants se parent du nom de chrétiens, jouissent d’une grande abondance de biens, d’autres sont privées du nécessaire » (§88)

CONCLUSIONS

Conscient du caractère général de son exposé, le Concile invite à un dialogue entre tous les hommes.

« D’abord, au sein de l’Eglise, que progresse un dialogue plus fécond : unité dans le nécessaire, liberté dans le doute, en toute choses la charité  »

Ensuite avec nos frères séparés « ceux qui reconnaissent Dieu, ceux qui honorent de hautes valeurs humaines sans en reconnaître l’Auteur ‘ ni sans exclure ceux qui s’opposent à l’Eglise et la persécutent de diverses façons. Puisque Dieu le Père est le principe et la fin de tous les hommes, nous sommes tous appelés à être frères  » (§92)

« Ainsi les chrétiens ont à accomplir sur cette terre une tâche immense dont ils devront rendre compte à Celui qui jugera tous les hommes. Ceux ne sont pas ceux qui disent « Seigneur, Seigneur » qui entreront dans le royaume des cieux  mais ceux qui font la volonté du Père. Cette volonté est qu’en tout homme, nous reconnaissions le Christ notre frère  » (§93)

Cette constitution, d’importance majeure, se termine par une invocation :

 » A Celui qui ,par la puissance qui agit en nous, est capable de tout faire, bien au-delà de ce que nous demandons et concevons, à Lui la gloire dans l’Eglise et dans le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles .Amen  » (Eph.3,20-21)

 

Suit sa promulgation par le Pape Paul VI : « Nous ordonnons que ce qui a  été ainsi établi en Concile soit promulgué pour la gloire de Dieu

Rome, le 7 décembre 1965            Moi, Paul, évêque de l’Eglise Catholique  »

 

 

Projet de l’EAP des Sept Deniers

L’EAP des sept deniers souhaite proposer un projet autour de l’alphabétisation et le soutien scolaire au sein d’une communauté Rom située près de notre quartier.

Nous avons déjà rencontré trois familles qui ont manifesté leur intérêt dont une qui a participé au bol de riz qui a eu lieu le 4 Avril dernier dans notre église St Jean-Baptiste.

Une soirée est organisée le 23 Avril à 20h30 à l’oratoire pour présenter et discuter le projet. Des représentants d’une association déjà présente auprès des Roms viendront témoigner. Ceux qui sont intéressés sont les bienvenus à cette réunion. Venez nombreux pour exprimer votre avis et vos aspirations.

BOL DE RIZ aux 7 Deniers

Il n’y en avait pas eu l’an dernier (en 2013 : un Dimanche de la Solidarité)

Mais pour ce Carême 2014, nous avons voulu renouer avec la soirée Bol de Riz pour réunir les familles et paroissiens des Amidonniers et des Sept-Deniers.

Certains « ados » ou même « grands » se souviennent avec plaisir des précédents, prêts à recommencer !

Nous nous sommes donc retrouvés, un centaine de personnes de tous âges dont beaucoup d’enfants, le vendredi 4 Avril à 18 h à l’église St-Jean-Baptiste.

Un chant avait été retenu « Ouvrez tous ces verrous fermés » et l’Evangile du Bon Samaritain, lu par Jean-Christophe.

à l'église des 7 deniers

à l’église des 7 deniers

Le thème choisi : « Toi l’inconnu qui me ressemble » était adressé particulièrement aux Roms, souvent exclus et pourtant nos voisins, installés dans des camps de fortune tout proches, chemin de Fenouillet…

D’ailleurs, plusieurs parmi eux que nous avions invités, se sont joints à nous cette soirée là. Elle a débuté par un « Slam » de Sœur Bernadette accompagnée de Servan, un flûtiste indien.

Pendant que les « cuisiniers » s’affairaient à faire cuire le riz et la sauce, l’animation de cette soirée, comme les autres fois, était confiée à tous les enfants et jeunes, des petits de l’Eveil à la Foi aux Collégiens : Ils avaient préparé en équipe un mime, un sketch, une saynète, un chant, un conte et des panneaux  (Rencontre de l’autre – Nous sommes tous égaux – La communauté Rom, articles et photos).

A la fin, un film a été projeté « Les Roms, victimes de préjugés » reportage de 10 minutes sur une famille de migrants. D’ailleurs, force de l’image, il a marqué les enfants : ils sont les premiers à vivre cette différence, avec les enfants Roms qu’ils côtoient tous les jours à l’école…

Puis, nous avons partagé le bol de riz au fond de l’église, échangé et bavardé dans une bonne ambiance.

à l'église des 7 deniers

à l’église des 7 deniers

Une maman rom nous raconte : “Nous sommes contents d’être venus, il y a quatre ans que nous sommes à Ginestou et nous ne parlons pas français, nous sommes chez nous et c’est tout ! Ce soir, j’ai pu parler avec ceux qui connaissent l’espagnol : nous avons passé quelques années en Espagne, j’ai vite appris l’espagnol, car je travaillais et je parlais avec les gens”

Alexandra, la fille de 17 ans ne parle pas non plus français ; elle n’a pu obtenir de place au Collège, seul le petit de 7 ans parle parce qu’il va à l’école…

Puis nous avons récolté les dons pour un projet concernant les Roms (alphabétisation ?) qui sera défini bientôt.

Antonia & Anne

Rameaux 2014 : L’arc en ciel de la fraternité

Nous avons connu beaucoup de décès durant ce Carême, à commencer par le Père Joseph Servat, mais aussi Pierre, Françoise, Maryse, Paul…, des jeunes et des moins jeunes, dont le départ est très douloureux. La perspective de Pâques éclaire nos incompréhensions. La couleur qui indique que Jésus est ressuscité, et aussi transfiguré, est le blanc éclatant. Le blanc récapitule toutes les couleurs, toutes nos couleurs, toutes nos vies hautes en couleur ! Dans le doyenné, la statue de Marie à St Jean-Baptiste est exposée désormais sur un drap rouge. A Notre Dame de l’Assomption, le sol du chœur a été repeint d’un jaune très lumineux. A St Paul, on parle de refaire la façade arrière orangée de briques. A St Luc, le printemps rend le jardin tout vert. A St Jean-Marie Vianney, c’est la porte bleue qui nous accueille et l’indigo, nous le retrouvons sur toutes les toiles du CCFD qui représentent la croix du Christ et qui sont installées dans chacune des églises avec les mots clé comme « Dieu donne ».

Les couleurs du doyenné dessinent un arc en ciel. L’arc en ciel est formé à partir de la lumière qui est diffractée par le prisme de l’eau. L’eau de notre baptême est aussi un prisme qui révèle toutes les couleurs de la vie. L’eau de notre baptême doit nous permettre de désigner l’arc dans le ciel, c’est-à-dire un Dieu désarmé dans les nuées, dont la seule arme est l’amour.

L’eau du baptême du Père Joseph s’est mêlée à la sueur de son travail et aux larmes des personnes opprimées qu’il a rejointes dans le Nordeste du Brésil. Il leur a permis de se sentir appartenir à un peuple, le peuple de l’Alliance dont le symbole depuis Noé est l’arc en ciel.

Sachons aussi mêler l’eau de notre baptême à notre travail et aux combats d’aujourd’hui pour la dignité de tous. Soyons ouverts à la diversité des couleurs, qui est la richesse de notre monde et de notre humanité.

Et bienvenue aux baptisés du temps pascal, adultes, enfants, nouveau-nés. Vous entrez dans le prisme de l’amour de Dieu et vous enrichissez l’arc en ciel de la fraternité.

Bonne fête de Pâques de la part de toute l’équipe des prêtres.

Jean Christophe Cabanis

Joseph SERVAT nous a quittés le 8 avril

Voilà son message du jour de l’an.

 Chers amis de la mission,                                             Premier Janvier 2014

« Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’évangile » (1ère Lecture de l’Epiphanie : Ephésiens 3,6)

L’apôtre proclame ce fait en ce jour d’Epiphanie, comme le mystère qui lui a été révélé et qu’il proclame la vérité fondamentale qui devrait être à la base de toute annonce de l’Evangile, œuvre des merveilles de Dieu et de son Christ au service de l’humanité. Jésus est avant tout venu pour ceux qui sont encore bien loin de lui et semblent indifférents à ce que nous considérons si important, le message chrétien d’amour pour tous. Mais quel message découvrent mes contemporains dans ce que je fais ou ce que je dis ? Les petits, les pauvres par le fait même qu’ils se situent dans cette catégorie semblent se considérer comme déjà exclus de tout ce que je peux leur proposer ? Ils « s’en foutent » pensons-nous. Ou ils ont découvert que, pratiquement pour nous, ils n’ont pas grande valeur. Les élites, mieux placées dans la société, les intellectuels petits ou grands ? Souvent bien gentils, ils peuvent admirer ce que je fais, en me considérant trop souvent comme démarcheur de marchandises passées qui n’ont plus court dans le monde moderne. (Nous, nous parlons de  » sécularisation ».)

Dans le peu de temps qu’il me reste à vivre, que puis-je encore faire avec cet « héritage », « ce mystère » bien obscur que Saint Paul nous rappelle avec tant d’insistance. Le Pape François, don de Dieu et de l’Amérique Latine, semble croire qu’on peut encore rajeunir une Eglise au service d’un monde bien malade. Les nouvelles églises, plus proches du peuple des pauvres, ont encore bien des surprises à nous faire en Amérique Latine, Afrique ou Asie. L’Esprit Saint est toujours là. Excusez ce qui peut ressembler à des élucubrations bien pessimistes. L’année nouvelle commence et je sais que la grâce de Dieu ne peut manquer. Comment va-t-elle se présenter ? Qu’elle soit donc pour nous, évêques, prêtres, religieux, surtout laïques pas assez présents à leur place, année de grâce, de lumière et de force pour porter ce mystère : œuvre de Dieu et de chacun de nous, de ceux qui sont pleinement dans l’annonce de l’Evangile, de ceux qui comme moi peinent encore et des « païens » : ces derniers attendent d’être appelés et de « comprendre » pour collaborer en ce temps et en ce monde toujours à reprendre.

Meilleurs vœux pour l’année qui vient de commencer.

Joseph Servat