Compte rendu de la rencontre des religieuses du doyenné.

Les religieuses du doyenné se sont réunies l’après midi du dimanche 2 mars chez les sœurs des Missions Étrangères. L’idée est née lors d’une rencontre en ville, au moment de Noël, de deux sœurs : « c’est dommage que nous ne prenions pas le temps de nous retrouver entre nous ! ». L’idée fait son chemin, les sœurs des congrégations du doyenné (23 personnes) consultées sont partantes. La date du 2 mars est fixée. Les sœurs de la Bonne Nouvelle des Izards ont une rencontre, retenue de longue date, avec leurs bénévoles ; elles ne pourront se joindre à nous, mais vous trouverez en fin du compte-rendu ce qu’elles nous auraient partagé.

La rencontre commence par le chant « Peuple de Lumière » accompagné à la guitare par Sr Christine. Puis la lecture de l’évangile de Marc (ch 6 verset 7 à 13), nous remet face à la mission que nous devons vivre pour évangéliser.

Chaque communauté va à son tour exprimer ce qu’elle vit.

Sr Thérèse, Petite Sœur de Jésus du Père de Foucault commence : elle vit actuellement à l’EPHAD des Minimes, rue Bobillot, avec Sr Denise qui, à cause d’une bronchite, n’a pas pu être avec nous. Cela fait 15 ans que Thérèse et Denise sont en maison de retraite aux Minimes, après être restées 4 ans au Foyer Logement Gaubert, près de Saint Cyprien. Leur Mission est d’être AVEC les résidents par leur présence et leur amitié, au cours de la journée, mais surtout au moment des repas et en participant parfois aux animations. Les temps de prière pour les résidents et le personnel sont aussi une présence.

Être AVEC et être COMME : « Petit à petit, on s’aperçoit qu’on vieillit. Comme pour les autres résidents : les forces diminuent, la vue baisse, on entend mal, on marche difficilement, la mémoire s’en va énormément. Ce n’est pas facile de vieillir ! Lorsque c’est dur, on peut en parler ensemble et s’encourager. »

Les sœurs des Missions Étrangères de la rue Auguste Granier sont sept sœurs dont 4 françaises et 3 sœurs indiennes.  La doyenne, Sr Marie Clémence, 99 ans, ne perdra rien de notre rencontre. Elle accueille avec plaisir les personnes du quartier qui viennent lui rendre visite : Paix et sérénité dans la vieillesse, c’est sa Mission.

Gisèle rencontre chez elles plusieurs personnes âgées auxquelles elle distribue des revues chrétiennes et elle accompagne quelques unes à l’Église.

Jeanne Marie ayant assuré l’animation de la catéchèse à St Paul connaît beaucoup de monde. Mais grâce à la bibliothèque de rue où elle emprunte des livres, elle a de nouvelles relations amicales avec ceux qui ne fréquentent pas l’Église : souci missionnaire d’aller vers « les frontières ».

Sr. Dolores, jeune sœur indienne, aide Marie Laurence au service de leur institut. Elle reste active à la coopération missionnaire et dans la paroisse

St Paul où elle est à l’E.A.P., dans une équipe liturgique et au MEJ. Avec d’autres personnes, elle projette de rejoindre l’association de quartier des Amidonniers. « Allez vers les périphériques » : c’est le projet missionnaire de leur institut.

Les deux Sœurs indiennes Selvi et Mary Rani vont finir leurs cours de français cette année. Sr Selvi se rendra ensuite à Madagascar pour travailler dans un hôpital diocésain. Elles ont apprécié l’accueil qu’elles ont trouvé dans la paroisse et le quartier.

C’est au tour des filles de la Charité de nous faire partager ce qu’elles vivent dans le quartier des Izards. Sr Marie Vincentest la doyenne, elle est dans le quartier depuis longtemps et avoue qu’il y a du changement. Elle apprécie le soutien scolaire qui lui permet de garder des liens avec les familles. Sr Dominique participe à l’aumônerie des gens du voyage. Elle nous passionne en parlant de la culture de ce monde qui nous est bien souvent étranger. Les années d’ancienneté en proximité avec ces personnes la rendent proche et respectueuse de chacun et de tous. La parole de Dieu doit être exprimée sur le vif. La jeune Sr Danielle travaille à la fois au centre de soins autrefois géré par les religieuses, maintenant tenu par des laïcs. Elle partage son temps depuis décembre à l’aumônerie de l’hôpital Purpan. Pas toujours facile de jongler avec l’emploi du temps ! Ce que les sœurs constatent, c’est que la peur est constante dans ce quartier, et les rapports humains en sont altérés. Elles nous provoquent à porter les intentions de ce quartier, que nous connaissons surtout par les articles des journalistes et peu connu de nous tous. Qu’elles soient au cœur de notre prière et nous leur avons promis.

Les sœurs de la Compassion sont au nombre de quatre et vivent au presbytère des Sept Deniers, lieu de présence et d’accueil. Les gens apprécient que ce soit ouvert à tout moment, temps d’écoute ou d’aide. Sr Amparo fait partie de l’équipe des funérailles. Elle est engagée pour le travail de la Congrégation au centre ville et à la paroisse pour le groupe « Goûter et partage » de même que dans les mouvements. Sr Marie Christine travaille à plein temps comme travailleuse familiale. Elle participe à l’E.A.P. et à la liturgie.

Sr Marguerite et Sr Anne Marie vont visiter les résidents de la Maison de retraite de la Cotonnière. Sr Anne Marie participe au catéchuménat ainsi qu’aux rencontres des parents qui demandent le baptême pour leurs tous petits enfants.

Sr Annie, fille de Jésus de Massac vit dans le quartier des Amidonniers. Elle nous éblouie par son parcours de vie, attentive aux événements auxquels elle a été fidèle. Elle a vécu 19 ans en Centrafrique.

Au retour, elle s’engage comme volontaire avec le Mouvement ATD Quart Monde. Le Père Joseph Wresinski lui confie, avec une équipe, l’animation de la cité d’urgence de St Simon jusqu’à la destruction de cette cité.

Elle a repris ensuite d’autres activités en Provence avec les populations immigrées.

Elle a assuré jusqu’à l’année dernière les permanences au CCFD de Toulouse.

Depuis 2009, elle est au MOUVEMENT POURSUIVRE, issu de la philosophie d’Emmanuel Mounier. Les membres du mouvement réalisent divers ateliers : spiritualité, philosophie, citoyenneté, que l’on choisit selon ses goûts, qui ont lieu une fois par mois.

Elle participe à la formation permanente des religieuses de sa Congrégation à Massac.

Les Petites Sœurs Dominicaines terminent. Elles sont trois et vivent à la Résidence des Sept Deniers, foyer logement, depuis 2 ans et demi. Elles viennent du quartier de Bagatelle où elles continuent de retourner à leurs activités passées. Sr Yvonne au Secours catholique, chaque semaine, rencontre surtout des migrants et reste très attentive au milieu prostitutionnel. Elle accompagne des personnes prostituées au sein du Mouvement du Nid. Sr Bernadette et Sr Marie Henriette vont 2 fois par semaine à l’Arc en ciel des savoirs, un réseau d’échanges réciproques de savoirs. Un exemple : Raba est une marocaine qui vivait en France mais ne savait pas un mot de français. Elle venait de perdre deux fils. Les contacts sont bons. Elle commence à apprendre l’alphabet avec des lettres en bois, puis l’ordinateur. Les conversations qui se font au moment du goûter, temps de convivialité, la font progresser. Après 3 ans, cette dame a pu nous appeler au téléphone pour nous dire qu’elle ne viendrait pas l’après midi. Elle a pour la première fois de sa vie, peint sur carton des tableaux de couleurs vives que nous avons apporté, expression de la culture de son pays d’origine.

Sr Marie Henriette fait partie du Conseil d’administration de plusieurs centres de soins dont les Petites Sœurs Dominicaines ont été à l’origine pour Bagatelle.

Le chant du magnificat en indien est notre prière finale. Puis Bernadette déclame son SLAM sur le carême.

Un délicieux goûter clôture ce partage pendant lequel toutes les langues se délient.

Décision est prise à majorité de faire un compte-rendu pour la feuille du doyenné afin de toucher plus de monde. L’année prochaine est l’année de la vie religieuse, nous continuerons donc nos rencontres.

Les sœurs de la Bonne Nouvelle :

Nous sommes 3 sœurs également aux Izards pour vivre la proximité avec les pauvres. Mais notre mission pastorale concerne les familles du Quart Monde dispersées dans plusieurs quartiers de Toulouse et alentours…

Les familles que nous réunissons sont des familles françaises très exclues y compris de l’Église dans laquelle elles ne se sentent pas à l’aise. Nous essayons d’être un pont entre elles et les communautés chrétiennes.

Dans la pratique, nous réunissons ces familles le 4ème dimanche du mois dans une ancienne ferme à Villariés. C’est une journée d’amitié autour de laquelle on partage autour de la Parole de Dieu mais aussi de leur espérance et de leurs soucis. Nous sommes souvent très touchées par leur foi que nous transmettons grâce à des transcriptions aux autres chrétiens. Ces dernières années nous avons beaucoup travaillé avec des théologiens.

Nous sommes très soutenues dans notre mission par des Compagnons du Quart Monde (laïcs engagés). Certains sont avec nous depuis une quinzaine d’années.

Les religieuses du doyenné des Minimes

Le figuier de St Luc

Au coeur de l’évangile de St Luc sont les paraboles de la miséricorde : la brebis et la pièce perdues et retrouvées, le Père et ses deux fils. Le coeur de l’évangile qui nous parle du coeur de Dieu.

Au coeur de notre doyenné, dans le quartier des Mazades, nous avons la chapelle St Luc, qui elle aussi condense tout ce que nous pouvons vivre d’évangélique dans nos différentes paroisses. Il y a la communauté rassemblée autour de l’eucharistie tous les dimanches, la chorale et les partages d’évangile régulièrement. Les enfants suivent le catéchisme puis profitent du beau jardin, ainsi que les scouts qui ont leur local sous la chapelle. Le caritatif est présent à travers « Cap Bébé » et « le Blé de l’Espoir » qui entourent des Mamans isolées et procurent des vêtements, tout en vivant une dimension interreligieuse à travers ces rencontres et travaillant avec les acteurs sociaux du quartier.

Il y a les repas conviviaux organisés à l’occasion de fêtes paroissiales ou de baptêmes. Alain, le gérant des lieux, est à remercier car tout est toujours très bien entretenu. Les locaux peuvent être loués. Ainsi avons-nous une chorale qui chante des chants occitans, un jardinier ami qui cultive le potager, des familles du quartier qui viennent fêter l’anniversaire d’un enfant…

Et au milieu du jardin, nous avons ce beau figuier qui est dans la Bible le symbole de la sagesse de Dieu. Ce figuier sous lequel jouent et se cachent les enfants donne de bonnes figues en cette saison. Ses branches basses rampent sur le sol comme pour aller chercher les plus petits pour les abriter et leur proposer ses fruits. Le figuier est admiré aussi par les habitants du très grand immeuble qui domine le site de St Luc. Sachons leur offrir nos figues, qui sont les fruits de notre vie reliée au coeur de Dieu.

Bonne fête de St Luc à chacun le 18 Octobre ! Qui sera fêtée sur place le 6 Octobre. Tout le monde est invité. Allons à la croisée des chemins pour inviter et donner une place dans nos communautés à ceux qui reviennent de loin. Et sachons aussi goûter les figues de ceux qui sont des enfants de Dieu qui ont une autre histoire que la nôtre.

Jean-Christophe Cabanis

Messe des retrouvailles – dimanche 29 septembre 2013

Comment  faisons-nous vivre dans notre quotidien l’esprit de Diaconia pour rester au service du frère ?

  • Messe de 10h30 à l’église des minimes avec accueil, échanges et témoignages…
  • Verre de l’amitié et repas partagé au self de l’école de la Sainte Famille.
  • A partir de 14 heures échanges en groupes : enfants, ados, adultes
      • Témoignages de la Foi
      • Comment vivre la fraternité dans nos paroisses.

Une seule messe pour le doyenné, il n’y aura pas d’autre messe en paroisse le dimanche 29 septembre.